Le temps de parler

Le temps de parler

 

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Réaction de : François Simard


En guise d’introduction

En prenant ma marche, ce midi, je me suis rendu compte que cela fait plus d'un an que je n'ai pas écrit pour le simple plaisir d'écrire, pour me clarifier les idées ou même par simple distraction. J’ai toujours de la misère à écrire sans avoir quelqu’un à qui ça s’adresse. Pour partir, il faut que je croie que quelqu'un quelque part me lira et m'accompagnera dans ma démarche; qu'il aime ce que j'exprime ou non, n’a pas d’importance… même si j’ai toujours préféré l’approbation! J’aime bien que le lecteur me présente une vision complémentaire ou différente qui me permettra de faire un pas de plus… Vive Internet qui le permet!

 

Aujourd’hui, je sens le besoin de réfléchir plus rigoureusement, et, c’est difficile, car il me semble que je n’ai plus de repères. Ces derniers temps, je l’ai « pris facile », alors que la vie ne cessait d’accélérer et de tout bousculer autour de moi.

 

D’abord, depuis environ un an, la santé de ceux que j’aime m’impose un nouveau vocabulaire : transplantation de moelle épinière (1), angioscopie (1), cancer du cerveau (1 décès), artério ou athérosclérose (multitude!), stimulateur cardiaque (1), colostomie (2), ACV (2), pontage (2), chélation (2)…

 

Mes trois enfants, dans la trentaine, me consultent sur des problèmes de plus en plus adultes et complexes, donc intéressants. J’aimerais leur donner un avis éclairé, mais la plupart du temps, je dois me contenter de cheminer avec eux… Ils n’en demandent pas vraiment plus, car ils ont déjà tout ce qu’il faut pour avancer de toute façon!

 

Les tensions mondiales ne m’ont jamais autant forcé la conscience. Nos alliés de toujours sont devenus une menace à notre intégrité… et nos ennemis semblent plus intelligents que nos amis! En temps normal, c’est plutôt drôle de voir l’ineptie de nos politiciens, mais quand les choses se gâtent, on voudrait les avoir mieux choisis pour diriger le pays dans le sens des valeurs que l’on croit défendre.

 

Et justement à ce propos, nous voici en début de campagne électorale provinciale qui, cette fois, semble nous proposer un vrai débat avec enjeux importants à la clé…

 

Bref, je cherche dans mon entourage virtuel des individus qui aimeraient faire un bout de réflexion avec moi, histoire de s’entraider à y voir plus clair, de se serrer les coudes, (quitte à s’en donner de petits coups de temps à autre), que ce soit avec sérieux ou avec humour. Je ne sais pas encore quelle forme tout cela prendra, mais je suis prêt à ouvrir le bal et à recevoir les suggestions, les briques et les fanaux, quitte à devoir rajuster la formule en cours de route.

 

Un départ minimaliste donc : une page Web sur laquelle je publierai des textes de départ, les miens et ceux des autres, auxquels j’accrocherai ensuite, les réactions qu’ils auront suscitées dans le groupe. Je lance l’invitation à tous ceux qui, dans mon carnet de courriels, me paraissent intéressants et possiblement intéressés à un tel exercice. Comme toujours, je réviserai les erreurs de français les plus visibles, pour ne pas laisser des coquilles affaiblir l’argument; et je n’en voudrai pas à ceux qui se contenteront de participer en silence, bien au contraire. La réflexion et la discussion n’enrichissent pas seulement ceux qui s’expriment ouvertement, c’est aussi un plaisir et même parfois un bénéfice pour les spectateurs.

Pierre Imbeau (2003-03-14)

 

 


Conversation organisée

Je trouve ton idée bien intéressante. J’ai lu les 2/3 d’un livre ayant trait aux soirées de conversations organisées dans divers salons. Je me souviens que le livre en question était en anglais et qu’il avait été écrit par un type qui a ouvert un site Web dans le même sens que tu veux le faire. Malheureusement, je n’ai plus le livre. Il m’avait été prêté par un ami de Lévis. Comme ma mémoire commence à me faire défaut, je ne me souviens plus du nom de l’auteur. Mais je me souviens très bien que ces réunions de salon réunissant des gens de différentes couches sociales donnaient des résultats étonnants quand elles étaient bien organisées et quand elles respectaient certains principes de base permettant une grande liberté d’expression. C’est du choc des idées que jaillit la lumière.

 

Je ferai donc mon possible pour participer le plus activement possible à ton organisation.

François Simard (6 avril 2003)